«Né sur l’île de La Réunion, ''Fractures'', nouvel opus de Zong, explore tous les possibles entre électro live, rage punk et maloya futuriste. Un son unique.»
Une exception musicale aux influences composites :électro live, dub profond, rage punk et maloya futuriste. Cette invention s'appelle Zong, trio de têtes chercheuses qui n'en finit pas de polir un son unique.Fractures, nouvel opus créé au coeur d'une île en perpétuel mouvement en explore tous les possibles.
Zong, c’est tout d’abord Drean, chanteuse du genre «créature». Sculpturale et teigneuse, Drean s’impose immédiatement sur scène. Elle fait corps avec son kayamb, percussion traditionnelle réunionnaise furieusement rock&roll. C’est ensuite la voix de cette «créole blanche» qui emporte tout. Ou plutôt les voix. Qu’elle berce les esprits, qu’elle les fouette, qu’elle crie sa rage ou qu’elle lutine la bienséance, la chanteuse de Zong n’est pas du genre «bien élevée». En français, en anglais ou en créole, elle est adepte des explicit lyrics. Macéo, son «baba» de deux ans, aurait-il calmé sa fougue ? Pas sûr… Mais l’écoute des textes de Fractures révèle une sensibilité et une acuité nouvelle qui lui vont bien.
Le son de Zong, c’est ensuite l’affaire de Yann Costa, Pianiste de formation, il délaisse vite les partitions pour plonger tête baissée dans le chaudron électro que font bouillir les nineties. Underworld, Roni Size, Squarepusher… Sa fascination pour le bidouillage électronique et sa passion pour les instruments et effets «vintage» en font rapidement un cas à part. Pour Zong, Costa tente de repousser les limites, celles des machines et les siennes. L’enfant sage au piano se radicalise et devient producteur d’une électro organique et barrée, qui ne se refuse jamais une montée d’adrénaline ou un dérapage contrôlé. Entouré d’un piano Fender, d’une TB 303, d’improbables pédales d’effets et d’un mélodica, Costa est le concepteur musical de Zong. Dub embrumé ou envolées punky… En live, rien n’échappe à son contrôle.
Malgré son caractère calme et posé, le troisième homme est surnommé Fever. C’est qu’une fois passé derrière ses fûts, l’homme se métamorphose en batteur fou, une machine organique mettant toujours sa virtuosité au service de la musique. Compagnon de toujours et alter ego rythmique de Yann Costa, Fever est pour beaucoup dans l’originalité du son Zong. Fasciné par l’énergie du punk, par les syncopes impossibles de la drum & bass et par la précision des grands batteurs du jazz-rock (1ère période), Fever est le gardien du groove oblique made in Zong. Il est aussi celui qui réalise les visuels du groupe. Pour lui, la création primera toujours. Toute facilité est bannie.
Et voilà. Le parcours de Zong s’enrichi d’un nouvel élément.
Né dans l’urgence et la liberté artistique la plus totale, il s’appelle «Fractures». Il est le reflet exact du propos d’un groupe qui refusera toujours les compromis et les cases dans lesquelles on voudrait bien l’enfermer.